Platini élu président de l'UEFA

Avec 27 voix contre 23, Michel Platini devient le nouveau président de l'UEFA, le sixième de l'histoire, et le deuxième français à occuper ce poste après Jacques George. Il est élu jusque 2011, sa première décision a été de nommer Lennart Johansson président d'honneur de l'UEFA.
Décidé à combattre le système qui profite aux clubs les plus riches sous l'impulsion du G14, Platini devrait (en tout cas il essaiera de) bousculer les réglements et systèmes actuels. Notamment la ligue des champions, qu'il souhaite plus ouverte aux petits pays. Réfractaire quand à l'utilisation de la vidéo, Platini est tout de même décrit comme le "candidat de l'évolution", qui défend "l'Europe de tous". Ses réformes seront à suivre de près pour Manchester United.
Platini accordait récemment une interview au site de la FFF pour présenter son programme, morceaux choisis :
Dès le début, vous avez eu l'étiquette de candidat de la rupture...
"Je suis dans la continuité, mais avec ma philosophie, qui est de déterminer l'avenir du football européen avec toutes ses familles. Si on ne le fait pas nous-mêmes, les politiques le feront. Il vaut mieux redistribuer les cartes avec ma philosophie, qui est celle d'une régulation plus sociale que financière, plutôt qu'avec la philosophie de politiques ou de businessmen."
Sinon...
"Sinon il y a danger, comme cela a été le cas avec l'arrêt Bosman déterminé par Bruxelles. Il y a aussi le procès à Charleroi qui est en cours et qui peut tuer les équipes nationales. A force de ne pas se mettre d'accord avec tout le monde et ne pas avoir la connaissance, voilà où cela mène. J'ai d'ailleurs l'intention d'écrire, avec l'aide de tous, une charte européenne qui réunira employeurs et employés sous l'égide des associations nationales. La négociation sera longue, mais mieux vaut discuter tous ensemble autour de la table plutôt que d'aller devant les tribunaux."
Vous tenez aussi à redonner sa primauté au jeu.
"Il ne faut pas oublier que la défaite fait partie du sport. Or, aujourd'hui, certains ne peuvent plus accepter la défaite car il y a des enjeux économiques. Je peux comprendre un climat passionnel, car c'est un sport exceptionnel."
La question du départ des jeunes joueurs vous tient aussi à coeur.
"C'est un des combats des plus importants, là où il faut convaincre le monde politique : la libre circulation oui, mais ne pas faire n'importe quoi avec les jeunes joueurs. On doit les former pour qu'ils jouent, pas pour les vendre."
Un autre chantier est celui de la lutte contre la violence, le racisme."Qu'est-ce qu'on fait si ça se passe mal sur un stade ? Soit on enlève des points à la fin de l'année, mais moi je suis plus partisan d'arrêter le match, si l'arbitre ou le délégué pense que ce qui se passe n'est pas vraiment très propre. C'est plus radical. C'est ma philosophie. Mais dans la pratique, arrêter un match peut créer des problèmes de sécurité, il peut y avoir des mouvements de foule. L'immense chantier est de travailler avec les supporteurs en amont. Il n'y a quand même pas que des voyous."
par
Lmarco le 26/01/2007 à 08h44
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